Les Clauses Sociales à Bruxelles

Faites de vos marchés publics des leviers d'insertion professionnelle !

Entreprises sociales à l’honneur

Entreprise sociale à l’honneur - Fobagra

EN PLUS DE 25 ANS D’EXISTENCE, CETTE ASBL ENGAGEE DANS LA LUTTE CONTRE LA FRACTURE NUMERIQUE S’EST IMPOSÉE A BRUXELLES COMME UNE RÉFÉRENCE NOTAMMENT DANS LA GESTION DES ESPACES PUBLICS NUMERIQUES.




Quelles sont les étapes marquantes de l’histoire de Fobagra ?

Fobagra a été créée à la fin des années 90 par un petit groupe d’associations issues du secteur de l’insertion socio-professionnelle et par deux écoles de formation en alternance, soucieuses de se doter d’un outil commun pour les nouvelles technologies d’information et de communication (les « TICs »). Nous avons alors développé un centre partagé de ressources informatiques, c’est-à-dire une salle informatique avec un et puis deux formateurs techniciens qui initiaient le public des centres d’insertion socioprofessionnelle aux outils informatiques. Au fil du temps, nous nous sommes ainsi spécialisés dans l’accès et la formation aux TIC pour le plus grand nombre. Actuellement, nous développons des partenariats avec les acteurs socio-éducatifs afin de les renforcer dans ce domaine : insertion socioprofessionnelle, alphabétisation, formation en alternance, CPAS, aide en milieu ouvert, troisième âge, communes, etc. Concrètement, nous proposons des formations destinées au public des associations et des écoles ou au personnel associatif. Nous prêtons aussi des salles informatiques équipées et gérons des espaces publics numériques.


Comment résumeriez-vous votre impact social ?

Notre impact social est double. A travers notre projet d’insertion, nous proposons à nos employés une formation généraliste (maîtrise d’une large gamme de logiciels, maintenance préventive) tout en veillant à développer leurs capacités pédagogiques et communicationnelles. Ainsi, même s’ils ne trouvent pas un emploi comme animateur-formateur en multimédia, ils peuvent facilement trouver une fonction non spécialisée où leur polyvalence sera très appréciée. Après un parcours stigmatisant, cela leur apporte un grand gain de confiance en eux. D’autant qu’en devenant formateurs, ils basculent dans le camp de ceux qui aident et qui apportent aux autres. A travers la mise en place des espaces publics numériques (EPN), nous nous engageons parallèlement dans la lutte contre le fossé numérique. La principale plus-value des EPN est d’autonomiser les usagers en leur offrant un accompagnement individuel ou collectif.





Quelle est votre expérience des marchés publics ?

De manière générale, les appels d’offre sont un excellent démultiplicateur des problèmes liés à la bureaucratie. Comme on travaille pour une clientèle peu solvable à des prix assez bas, il y a souvent peu de concurrents. C’est donc une charge administrative pénible, inutile dans certains cas. Les appels d’offres peuvent avoir un effet vertueux en nous poussant à réfléchir à nos méthodes et à les améliorer. Mais devoir y répondre tous les ans pour renouveler des partenariats de longue date qui fonctionnent bien n’a pas de sens à mes yeux. Par ailleurs, le système d’appel d’offres n’est pas pertinent pour des services où l’humain prime puisque celui-ci est avant tout basé sur la logique du prix. Or il est difficile d’objectiver l’expertise pédagogique.


Comment les acheteurs publics pourraient-ils rendre la procédure plus accessible ?

Je pense que les services humains sensibles devraient être soit exclus soit traités autrement sur le plus long terme. Il faudrait abolir l’idée que le prix est la fonction principale de l’appel d’offres, ou en tout cas la nuancer sérieusement. Il faut qu’on puisse mettre prioritairement d’autres critères dans l’attribution des points. C’est peut-être possible de le faire, mais les gens ne connaissent pas bien la législation et préfèrent ne pas prendre de risque et s’en tenir à ce qu’ils connaissent. Garantir plus de transparence dans l’attribution des moyens publics et augmenter la dynamique de concurrence sont deux objectifs louables, qui, comme je l’ai expliqué précédemment, peuvent avoir un effet vertueux. Mais on ne peut pas imposer aux prestataires une telle pression en permanence. Il faudrait donc, selon moi, pouvoir étendre la durée d’un marché à 3 ou 4 ans lorsque c’est pertinent. En sélection qualitative, on pourrait aussi demander une expérience de 3 ans dans la gestion d’EPN.


Pourquoi les acheteurs publics devraient-ils faire appel à vous ?

La formation en informatique est notre core business. On connaît très bien les différents publics du secteur socio-éducatif et, au fil des années, on a développé des méthodologies propres à chacun d’eux. On est donc capables de s’adapter très facilement. Nos formateurs viennent souvent eux-mêmes du public cible visé. Une de nos forces est la capacité d’empathie, ce qui permet aux gens de se mettre bien plus vite à niveau et en résonnance avec les autres. Concernant les espaces publics numériques, on est un acteur clé du terrain. On réunit les compétences et les réseaux de relations nécessaires pour les gérer au mieux.

Rue du Méridien, 20
1210 Saint-Josse-ten-Noode
02 511 72 10

Liste des EPN gérés par Fobagra à Bruxelles :

  1. EPN Boondael
  2. EPN 1030 - SCHAERBEEK
  3. EPN BRAVVO - BRUXELLES
  4. EPN Evere
  5. EPN Ixelles
  6. EPN SAPIENS - ST JOSSE-TEN-NOODE